Résoudre y' = ay, y'' + ω²y = 0 et y'' − ω²y = 0, et exploiter les conditions initiales.
Une équation différentielle relie une fonction inconnue à ses dérivées. Elle ne décrit pas une grandeur, elle décrit la loi qui la fait varier — et c'est sous cette forme que la physique énonce presque tout : la vitesse de désintégration est proportionnelle à la quantité restante, l'accélération d'un ressort est opposée à son allongement.
Résoudre, c'est retrouver la grandeur à partir de sa loi de variation.
L'équation fondamentale. Ses solutions sur sont exactement les fonctions
La vérification est immédiate. La réciproque — qu'il n'y en a pas d'autres — se démontre en posant et en constatant que , donc constante sur . Cette démonstration est courte et tombe régulièrement.
L'ensemble des solutions est une famille : une équation différentielle du premier ordre a une infinité de solutions, paramétrées par une constante. Pour en isoler une, il faut une condition initiale.
Le signe de décide du comportement : croissance explosive si , décroissance vers 0 si . C'est la même dichotomie que pour chez les suites géométriques, et pour la même raison — est une suite géométrique à variable continue.
Combien de solutions l'équation y' = −2y admet-elle ?
On se ramène au cas précédent en cherchant la solution constante, dite particulière. Si est constante, , donc , donc — sous réserve que .
Les solutions générales sont alors
La structure mérite d'être vue pour elle-même : solution générale de l'équation sans second membre, plus une solution particulière. C'est le schéma de toute la théorie des équations linéaires, et il resservira bien au-delà du programme.
Quand , le terme s'efface et tend vers : c'est le régime permanent, la valeur d'équilibre. Le terme exponentiel est le régime transitoire, celui qui garde la mémoire de la condition initiale et finit par l'oublier.
Vers quoi tend la solution de y' = −4y + 12 quand x tend vers +∞ ?
L'équation de l'oscillateur. Ses solutions sont
Deux constantes cette fois : une équation du second ordre exige deux conditions — typiquement et , la position et la vitesse initiales.
La forme équivalente met en évidence les grandeurs physiques : est l'amplitude, la phase, et la période. Passer d'une écriture à l'autre est une question d'énoncé fréquente.
Le signe compte : a pour solutions , qui divergent. Un ressort oscille, une instabilité explose — la différence tient à un signe.
La méthode d'un exercice
- Identifier la forme : , , ou .
- Écrire la famille de solutions, avec sa ou ses constantes.
- Appliquer les conditions initiales pour les déterminer.
- Interpréter : limite, équilibre, période, demi-vie selon le contexte.
L'étape 4 est celle que les énoncés de sciences attendent vraiment. Une équation différentielle y arrive toujours habillée : « la vitesse de refroidissement est proportionnelle à l'écart de température » se traduit par , qui est un déguisé.
À vous
Comparez la solution exacte à une simulation pas à pas, puis calculez la demi-vie.
// N'(t) = −λ N(t) : la solution est N(t) = N0 · e^(−λt). // On la confronte à une simulation pas à pas, puis on en tire la demi-vie. const N0 = 1000; const LAMBDA = 0.05; // par jour // 1. Solution exacte. const exacte = (t) => 0; // à corriger // 2. Simulation d'Euler : sur un petit pas h, N diminue de λ·N·h. function euler(t, h) { let n = N0; for (let x = 0; x < t; x += h) { n = n; // à corriger } return n; } for (const h of [1, 0.1, 0.001]) { console.log("h =", h, " Euler(30) =", euler(30, h).toFixed(3), " exacte =", exacte(30).toFixed(3)); } // 3. Demi-vie : le temps au bout duquel il reste la moitié. const demiVie = 0; // à corriger, avec un logarithme console.log("demi-vie :", demiVie.toFixed(3), "jours");
À retenir
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